Paroles & débats


L’organisation de l’action publique

Si le politique est la communauté organisée, les instruments de cette organisation portent des enjeux majeurs en ce qu’ils permettent, mieux ou plus mal, de respecter la décision des membres de la communauté directement ou par leurs représentants. C’est tout l’enjeu des rapports entre les structures techniques, les citoyens et leurs élus.

Mais l’organisation porte aussi des enjeux d’efficience, efficience définie par la communauté elle-même et ne relevant, en dernière analyse, d’aucune règle immanente comme tendrait à l’affirmer une approche superficielle des sciences de gestion. L’efficience de l’organisation se mesure uniquement par rapport à la définition de l’action publique telle qu’elle résulte du compromis actuel entre les membres de la communauté.

Ainsi les instruments de l‘action publique, services municipaux ou communautaires, services des départements ou des régions, des établissements publics doivent exprimer dans leur organisation la fidélité et la cohérence avec l’action publique définie par les citoyens au travers de leurs élus. Construire des instruments de l’action publique territoriale conduit ainsi à s’interroger sur les   modalités de l’élaboration des objectifs comme sur les objectifs eux-mêmes, sur le processus de fabrication des produits de l’organisation, ses modes de contrôle, la définition de l’efficience de l’organisation et sa mesure, le rôle de chaque acteur.

Synoesis, dans toutes ses missions d’organisation, agencement des services d’une collectivité, démarches d’intercommunalité, mutualisation de services ou de tâches, recherche la cohérence entre la définition de l’action et l’outil organisationnel. Pour l’agence, la démarche d’organisation doit permettre d’élaborer le compromis entre les nécessaires régularités et prévisibilités propres aux outils de production et la créativité des acteurs, seule source d’efficience et de progrès de l’organisation dans le moyen terme.

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